Mon dieu, comme il se fait tard ce soir.
Tous, si gentils, sont venus me voir,
Grands et petits, tous ces êtres aimés
Avec leurs sourires désolés.

Tout est en ordre désormais,
Je peux enfin partir en paix.
Chaque chose bien à sa place,
Bien rangée dans son espace.

Il faut être très précis
Pour qu’ils n’aient aucun souci.
Je m’endors déjà, serein,
Vraiment, ce soir, je suis bien.

Une chambre simple, un lit douillet,
Le poste de télévision, muet,
Me projette des images insensées

Jusque dans les limbes de mes pensées.
Sur la table un simple bouquet de roses

Exhale ses odeurs ; je me repose.

Le sommeil vient, doucement me guette
Comme une petite mort discrète,

Les images une fois disparues,
Je pars pour un voyage inconnu,
Je n'entends que le bruit de mon cœur,
Trop faible pour conjurer mes peurs.
Il doit se faire bien tard ce soir
Et ainsi, je suis bien dans le noir.

Il faut bien une fin à l’histoire,
Qu’enfin on rejoigne le terroir,
Oui, il se fait vraiment tard ce soir,
Quand s’estompe le dernier espoir ;
Morphée, emporte-moi dans tes bras,
Maintenant, advienne que pourra.

<< Ch. Broussas • Il se fait tard • Feyzin ° © CJB  ° • 14/01/2017  >>