Ne dit-on pas que tant qu’on est  vivant dans le cœur
D’un être aimé, on n’est pas tout à fait mort,
Que toujours demeure la petite flamme intime
Qui, tout au tréfonds de l’âme, nous anime.
Pour une rose

Cette petite flamme, nous la portons en nous
Pour qu’elle nous renvoie sa part de mystère
À travers ce lien qui nous rattache à la terre
Quand nous implorons le ciel à genoux.
 
Cette connivence comme disait René Char,
Est tissée des joies, des peines partagées,
Quand tant de souvenirs emplissent une mémoire
Pleine de tant d’images de l’être aimé.

Après la sidération de la séparation,
Naît un temps de  doutes et d’interrogations,
Vient le temps mêlé qui a imprimé sa trace,
Vient le temps des « qu’aurait-il fait à ma place ? »

Comme a écrit René Char à la mort de Camus, son ami,
Encore tout imprégné du poids de son absence :
 « Avec celui qui n’est plus, celui qui est parti,
Nous ne pouvons plus parler, mais non, ce n’est pas le silence. »

       

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Salut René,

Que dire maintenant de cet inéluctable
Qui rejoint le domaine de l’indicible ?
Si peu qui puisse aider, conjurer le sort.
Mais je sais bien en tout cas que tu resteras
À tout jamais dans nos pensées, cher à nos cœurs,
Jusqu’à ce jour fatal où on se reverra.

Ce petit poème à sa mémoire.

au revoir

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