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.
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  << Christian Broussas - Poésie - Carnon - 06/11/2018 © • cjb • © >> 

 

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24 novembre 2018

Quatrains pour Noël 2018

Deux quatrains pour Noël

La terre qui crisse sous la couche de gel
Et scintille de tous ses feux, c’est ça Noël, 
Ce bonhomme de neige qui descend du ciel,
Ce feu qui rougeoie dans l’âtre, c’est beau Noël.

C’est le temps des cadeaux qui mettent l’ambiance,
Des parents conquis qui retombent dans l’enfance,
Dehors, les flocons qui volètent dans le ciel
Habillant de blanc le miracle de Noël.

Cette étincelle dans le regard des enfants,
Cette tendre ingénuité qui nous émeut tant,
Illustrent sans conteste que la vie est belle
Et qu’elle nous laisse comme un goût de miel.

<< Ch. Broussas - Quatrains Noël - 24/11/2018 © cjb © • >>

 

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L'Égalité des sexes

          

* « Égalité des sexes, égalité des sexes » entend-on crier les nanas dans les manifestations. Et je suis parfaitement d’accord avec elle. Y’a pas de raison pour que des mecs en ai de grandes et d’autres des toutes petites.  L’égalité, c’est une même longueur pour tout le monde. Même pour les Sénégalais !
L’égalité absolue : même longueur, même diamètre. C’est mathématique !

* Regardez ces nanas qui manifestent : je suis sûr qu’elles ont toutes les mecs qui en ont des petites. Alors elles ont raison de clamer : « Égalité des sexes, égalité des sexes ! »

* Maintenant regardez Macron qui doit en avoir une petite qui n’a même jamais donné de fruit mais regardez maintenant François Hollande : une vraie bombe malgré ses p’tites lunettes et ses bajoues.
Pas étonnant que la Ségolène n’ait jamais voulu "cracher le morceau". Vous l’avez tous vu avec son super casque, et bien, c’était pas parce qu’il voulait passer incognito, c’est parce qu’il n’avait pas eu le temps de l’enlever !

* Même longueur, même longueur, c’est facile à dire ; légiférer, c’est bien beau, mais sur quelques critères, chères mesdames ? Je vois d’ici les députés en train de couper les cheveux en quatre (si j’ose dire) et que dire de nos vieux barbons de sénateurs ? Quant à l’Europe, elle n’est pas prête de se mettre d’accord.
De toute façon, les Français s’en foutent, ils vont s’empresser de placer le nouvel "étalon-sexe" à Sèvres, à côté du mètre-étalon ; l’étalon-sexe" étant bien sûr une partie dûment formatée du mètre étalon. !

* Remarquez bien, la question n’est pas récente ou en d’autres termes, le problème est récurrent. Si, si. Prenez les Bourbons, dynastie française s’il en est. Henri IV pestant et suant, sautait sur tout ce qui passait. Pas étonnant qu’on le surnommât "le vert galant". Par contre, on se demanda longtemps si son fils Louis XIII n’était pas quelque peu à voile et à vapeur. Il a mis pas mal de temps à donner un successeur au trône. Contrat finalement rempli avec le ventre bienveillant d’Anne d’Autriche qui paraît-il fauta plus tard avec Mazarin.

Ce fils tant attendu, Louis-Bienvenu le quatorzième, eut une vie amoureuse longue et féconde, ayant battu le record de son aïeul du plus grand nombre de bâtards. Itou pour son successeur Louis XV, plus intéressé par la Pompadour et les galipettes du Parc aux cerfs qu’au désastre de la guerre de sept ans. Quant à son successeur, le débonnaire Louis XVI, il préférait que forcer la serrure de Marie-Antoinette. En tout cas, ce n’est pas elle qui lui a fait perdre la tête !

 

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14 novembre 2018

Réparez, réparez !

« Réparez, réparez ! » qu'elle m'a dit sa mère. Mais moi, je n'sais pas un manuel, je suis nul de mes mains (enfin, pas pour tout, ça dépend pour quoi). J'ai deux mains gauches même si je suis droitier.
Alors, réparer, dans ces conditions!

Surtout, faut pas me demander de réparer un truc quelconque, d'ailleurs ceux qui me connaissent ne s'y risqueraient pas,  je vous le rendrais tout décati, tout niqué. Irrécupérable.

« Vous avez mis ma fille dans cet état, qu'elle me balance sa mère, vindicative, le doigt accusateur, pointé sur mon cœur, comme un revolver, alors maintenant il faut réparer! » Voilà que ça la reprend !
Son truc, c'est celui du pollueur, payeur. Faut un coupable. Je m'en fou, suis assuré en responsabilité civile. C'est bien marqué dans mon contrat, noir sur blanc, si, si je vous assure : « Tout  dégât occasionné par votre faute est couvert par votre assurance. » J'ai même souscrit l'option "prise en charge illimitée". Pas bête la guêpe.
Alors, on peut fauter, y'a pas à se priver !

Sa mère a bien dit qu'on avait fauté. Elle a même lourdement insisté. Je n'suis pas sourd... et sa fille est témoin (témoin à charge). Et si il y a faute, il y a réparation. Imparable.
J'aurais dû faire juriste. Avec mon esprit tordu et ma mauvaise foi légendaire, j'aurais fait merveille. Comme quoi, les vocations...

Raz le bol de sa mère. Quand on se voit, c'est plutôt glacial, moi sur mes gardes, elle sur son quant-à-soi, sourires convenus et raclements de gorge. Voilà qu'elle se met à me faire la leçon, moi je le prend à la légère (enfin, façon de parler, vous voyez ce que je veux dire)

« Vous en faites pas, je suis assuré », que je lui ai répliqué.
« C'est sûr, vous ne manquez pas d'assurance, ni de culot » qu'elle m'envoie dans les dents, toute contente d'elle.
Quant à la fille en question, prise en sandwich entre nous deux, je ne sais pas si elle compte les points mais elle moufte pas.

« Pourtant belle-maman... » (là, sur le "belle-maman", elle a tiqué, ravalé sa salive en me lançant un œil tout noir). « Donc, belle- maman, j'ai fait tout comme d'habitude, je vous le jure... » Je vous dis pas la gueule qu'elle me tire la belle doch... interloquée, prise à contre-pied comme au foot ! Un à zéro. J'en profite pour pousser mon avantage. (au point où j'en suis...)

Ma dulcinée,qui a plus d'humour que sa mère (c'est pas difficile), toujours aussi coite, me lance un petit sourire en coin plutôt amusé... et un peu inquiet quand même quant à la suite (elle me connaît).

« D'ailleurs, votre fille peut le confirmer -n'est-ce pas chérie ?- j'ai fait tout comme d'habitude, je vous passe les détails, n'est-ce pas chérie... ? »

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13 novembre 2018

Le coup de pompe

Sans doute est-ce le plaisir d’essence...
Qui ne semble guère avoir de sens...
Pompez, pompez comme les shadoks,
Car du pétrole vous subirez le choc.

 
Ils pompaient, ils pompaient...

Dans ce monde de brut
de moins en moins raffiné,
nous passons Leclerc de notre temps
à lancer des Esso Esse sur des routes
Pour au Total, quel Mobil ?
Va falloir bientôt atteler un jerrican
Sans tarder derrière sa bécane.

 On se plaint d’être toujours à sec,
  quand le moteur économique,
 en ces temps peu ordinaires,
  Se trouve au bord de l’explosion,
 dans un avenir qui semble citerne.
 Il conviendrait de rester sur sa réserve,
 voire, jauger de l’indécence de ces bouchons
 qu’ils poussent un peu trop loin.

 Il y a des coups de pompes
 ou des coûts de pompes
 qui trop souvent se perdent
 et nous mettent dans la merde.

 La vérité sortirait-t-elle d'un puits de pétrole,
Pas toujours raffinée pour faire la folle.

 
 Peut-on choisir entre l’éthanol et l’État nul,
 Y'a de quoi en tomber sur le cul :

 Voilà qui est vraiment super inquiétant!
 C'est en dégainant le pistolet de la pompe
 Qu'on prend un monumental coup de fusil :
 Essence ou diesel, c'est kif-kif.

Je vous sens bien songeur sur cet axe-là,
Bien chagrinés de toutes ces taxes-là...
Après le plein, si vous passez au péage

Sûr que vous allez avoir la rage !
De toute façon, c'est Shell que j'aime !
Alors, bonne route quand même...

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06 novembre 2018

Fables Fabien

.
La fable de la maîtresse
.
 « Ah ! Qu’elle est gentille ma maîtresse »
S‘exclamait le bambin avec tendresse,
Tout heureux de la présenter à sa mère
Pour entendre les mots qu’il espère.
.
La mère s’était mise en beauté
Et, par une belle journée ensoleillée,
Se prépara, partant le cœur tranquille,
A pas comptés, par les rues de la ville
Pour rencontrer cette fameuse maîtresse,
L’esprit fort serein et sans aucun stress.
.
Mal lui en prit et rapidement déchanta
Devant un accueil glacial qui la choqua,
Car aux premiers mots de la maîtresse,
Elle faillit en tomber sur les fesses,
D’autant plus qu’elle se demandait du coup
Ce qui pouvait bien motiver un tel courroux.
.
La maîtresse en effet se plaignit amèrement
Du comportement de ce garnement,
Toujours bougeant et brouillon,
Toujours cherchant ses crayons,
Toujours intervenant à contre temps,
Toujours content de lui, apparemment,
Toujours sous le bureau ou sous la chaise
Pour y graboter tout à son aise.
.
La pauvre mère  toute déconfite
S’en retourna chez elle bien vite,
La tête encore dans le brouillard
En se disant que sûrement plus tard
Son fils perdrait souvent ses clefs
Et resterait alors penaud sur le palier
Ou alors ferait encore bien pire
Et pour n’avoir pas l’air moins bête,
S’en prendrait à une pauvre boîte-aux-lettres
Qui refuserait obstinément de s’ouvrir.
.
La fable de la badine et du trottoir
 .                          
C’était au temps des Minguettes,
Un jour qu’ils revenaient d’une fête,
Le fils avait à la main une badine,
Simple baguette fort anodine
Mais la mère veillait, toujours attentive,
Toujours aux aguets, sur le qui-vive,
Vertement le serina, le mit en garde
Qu’il ne tombe et se blesse par mégarde.
.
« Jette-moi donc ce bout de bois,
Que tu es déjà si maladroit !,
Qu’un accident est si vite arrivé
Et que tu finiras par te le planter,
Glisser sur le trottoir, verser
Dans le caniveau et t’éborgner ! »
Répéta la mère comme par devoir
Mais enfin sans trop y croire,
Nul discours qui n’atteigne le gredin
Car tous ses efforts restèrent vains.
.
« Cause toujours ! » soupira la mère
Avec un petit rictus amer,
Pour encore une fois rendre raison
A cette espèce de petit polisson,
Rien qui pût vaincre sa position
Et réussir à le faire changer d’opinion.
.
Pensée sensée, paroles prémonitoires
Qui résonnèrent alors sur le trottoir ;
Le fils indigne en effet, déconfit,
Comme sa mère l’avait prédit,
Ratant dans un cri une marche vicieuse
Chut lourdement sur la chaussée visqueuse.
.
Que croyez-vous donc qu’il arriva
Après ce malencontreux faux-pas ?
Les stigmates visibles de son forfait,
Même après tout ce temps, sont en effet
La preuve marquante de sa forfaiture,
Se dessinent encore à la commissure
Des lèvres en une éternelle présence,
Trace indélébile de sa désobéissance. 
.
La morale de cette édifiante histoire
N’est inscrite dans aucun grimoire,
Et même une telle expérience
Ne pouvait dans cette circonstance
Contraindre une sacrée caboche
A n’être qu’une tête de pioche ;
Mais que s’opposer ainsi et contester
Est aussi façon d’affirmer sa liberté.
.
    Portrait sur le vif
.
 « Ah, ainsi c’est tout son grand-père »
S’exclamait mamy Marie très fière,
« Et il est vraiment  si mignon 
Sanglé dans son joli pantalon ! »
Il ne manquait aucun superlatif
Pour saluer la venue de ce petit-fils.
Et ainsi attifé, n’est-il pas trognon
Même avec son petit air bougon,
Montrant aussi sa binette débonnaire
Tout en jouant avec ses affaires.
.
Ces dames étaient en admiration,
Sa pâmant devant l’admirable rejeton,
Tandis qu’il trônait du haut de sa chaise
Bien calé dans le dossier, tout à son aise.
Même sa sœur, conquise, est à l’unisson,
Commentant la scène de sa "petite" voix,
Qui ne lui écrasait pas encore les doigts
Quand il lui barbotait ses bonbons
Et planquait les papiers, objets du délit,
En un tas multicolore, sous son lit.
.
En vacances, vers Jars ou Trégastel
Ou vers Guérande et ses parcs à sel,
Il a encore mine d’enfant, visage poupin
Tout étonné derrière son air mutin,
Ses mains potelées et sa petite tête
Ronde dissimulée sous sa casquette,
Modelant un énorme château de sable
Branlant sur un sol meuble et instable.
.
Puis le zoom cadre un autre univers,
Toute une longue litanie à la Prévert
Ponctuée ci et là de jadis et de naguère,
Allers-retours entre la sœur et le frère,
Et, à Gex par un jour de beau temps,
Comme Villon et ses neiges d’antan,
Blancheur immaculée couvrant ses flancs,
Il ferme les yeux et voit le Mont Blanc.
.


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<< Christian Broussas - Poésies, Fables - 14 mai 2013 © cjb © • >>

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Acrostiche à Claudie

Clin d'œil poétique



Candide tel le héros de Voltaire,
L’allure si gracile et volontaire,
Au fond des yeux une douce lueur,
Un sourire adorable comme un cœur,
De longs cheveux blonds dans l’air voletant
Inondent en vagues ses belles épaules
En un soyeux déroulé ondoyant.

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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 2/05/ 2017  >
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J’inventerai pour toi

Jany 2018

J’inventerai pour toi le sablier éternel
S’écoulant dans un mouvement perpétuel

Belle gomme magique à effacer le temps,
Grains de sable emportés à jamais par les vents.


J’inventerai pour toi les plus beaux noms,
Des noms secrets que nous seuls comprendrons,
Les mots les plus doux comme les plus fous,
Un nouveau langage rien que pour nous.

Viens avec moi, allons main dans la main
Pour pouvoir jouir des plus beaux matins,

Nous balader tous deux au clair de lune,
En foulant le sable grenu des dunes,
Descendre lentement jusqu’à la mer,
Refaire alors le chemin à l’envers.

Prenons aujourd’hui ce qu’il y a de bon, 
Partons dans notre petit nid de Carnon 
Regarder la mer au loin vers l’infini,
Revivre ensemble la splendeur du printemps,
Comme le célébrait Ronsard en son temps,
"Cueillir sans tarder les roses de la vie".

Pour toi, je voudrais pouvoir dominer le temps
Pour mieux goûter toute la saveur du présent,

Viens, allons retisser les fils de la vie,
Nous abandonner sans partage à nos envies,
Viens près de moi, je veux être le magicien
Attentif de tes rêves inassouvis, viens.

<< Christian Broussas – Jany 2018 - 19/09/2018 <> © • cjb • © >>

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Canicule

.
Portes et fenêtres fermées sur un ciel immense,
Tout demeure en attente dans ce grand silence,
Tout est figé dans un tremblement de chaleur
Exténuante, brisant nos belles ardeurs.
C’est bien le temps qui s’écoule dans la torpeur
Et prolonge des après-midi  de langueur.


        Le doux pastel des feuillus et les couleurs franches
        Des épineux et des sapinières tranchent
        Avec la lumière d’un ciel chauffé à blanc
        Qui stoppe net les plus formidables élans. 
        L’esprit lui-même se sent comme en suspension
        Ici, assoupi par tant de profusion.  


Planant sur l’azur, dans la chaleur suffocante
Qui daigne enfin faiblir à la nuit tombante,
L’horizon vibre dans un éther saturé
Et le vaste ciel semble alors m’aspirer,
Semble m’emprisonner dans son souffle brûlant
Qui me saisit comme sur des charbons ardents.


        Le soir est parfois zébré d’étoiles filantes
        Qui fusent et brillent d’une beauté insolente.
        La nuit envahit alors peu à peu l’espace,
        Rongeant le jour pour n’en laisser aucune trace
        Et déversant dans des éclairs incandescents
        Son trop-plein liquide, bruyant et violent.

J’imagine parfois de grands oiseaux planant
Doucement, très haut, si haut dans le firmament,
Si loin  de nous au-dessus de la fournaise
Dont les feux scintillent dans des couleurs de braise,
Contemplant, indifférents, ce monde furieux
Fait de bruits et de fureur, en simples curieux.

   
      J’imagine aussi une autre dimension
      Dans le bouillonnement d’une masse en fusion,
      La douce apesanteur d’une extrême chaleur
      Qui pourrait m’emporter en nage, sans ressort
      Quand, enfin libéré, je rêve que je plane

      Avec les grands oiseaux qui à jamais s’éloignent.


Qu’on se voue au ciel, qu’on implore la pluie
Ou qu’on rêve, qu’on se projette au paradis,
C’est la même peur d’une" saison en enfer",
Lorsque le monde reste sourd à nos prières.


       Dans sa démesure, seul le temps est éternel
       Qui passe en s’étirant longuement dans l’univers
       Pour nous entraîner très loin vers l’inconnu, vers
       Aton, l’astre solaire, loin des désirs charnels.


 

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<< Christian Broussas – Canicule - 5/08/2018 © • cjb • © >

 

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Rencontres...

R E N C O N T R E S …

Douces rencontres des petits matins
Aux sourires rêveurs un peu lointains
Quand bien des gestes simples reviennent
Sans effort et lentement nous entraînent 

Vers d’autres rencontres, ici ou là,
De la chambre au salon, et voilà,
La joie des tâches accomplies à deux,
De ces petits riens qui rendent heureux,
Même gestes reproduits tant de fois
Qui sont aussi naturels que ces doigts
Qui se cherchent, se croisent et se décroisent
Tendrement au rythme de nos émois. 

Reste le bonheur serein d’être ensemble,
D’aller main dans la main, de marcher l’amble,
De pouvoir vivre la complicité
Qui en constitue toute la liberté. 

Nulle raison patente à ce mystère
Aussi indicible que la vie sur terre,
Sinon qu’il suffit de trouver le juste ton
Et de laisser les cœurs battre à l’unisson.
 
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<< Christian Broussas Carnon-Mauguio, 21/09/2013 © • cjb • © >>


 

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