Site Univers littéraire

08 décembre 2017

Anne Roumanoff

Anne Roumanoff manie si bien la langue française...

         
                                                           Anne avec sa fille Alice


En voici quelques exemples :

> - 01) J'ai postulé pour travailler dans un pressing et ils m'ont dit de repasser demain. Je ne sais pas comment fer.

> - 02) Mieux vaut être une vraie croyante qu'une fausse septique.
> - 03) Une lesbienne qui n'a pas de seins, c'est une homo plate.

> - 04) Le problème au Moyen-Orient, c'est qu'ils ont mis la charia avant l'hébreu.
> - 05) Un milliardaire change de Ferrari tous les jours et un SDF change de porche tous les soirs.

> - 06) J'ai l'intention de vivre éternellement, pour le moment tout se passe comme prévu.
> - 07) Je me demande si à moyen terme, le changement climatique finira par avoir des conséquences irréversibles sur les pizzas 4 saisons.

> - 08) Comme dirait Dracula, j'irais bien boire un cou.
> - 09) Quand un crocodile voit une femelle, il Lacoste.
.
> - 10) Dieu a créé l'homme dix minutes avant la femme pour qu'il ait le temps d'en placer une.
> - 11) Que celui qui n'a jamais bu me jette la première bière.

        

> - 12) Je déteste qu'on essaie de me faire passer pour un con j'y arrive très bien tout seul.
> - 13) Il y a 40 ans, la SNCF présentait le TGV. Grande invention qui permettait aux voyageurs d'arriver plus vite en retard.
.
> - 14) Kadhafi est parti sans dire au revoir, ce n’est pas Tripoli de sa part. C'est écrit dans la presse si tu libyen.
> - 15) DSK sera désormais vigile au FMI : Il va monter Lagarde.
> - 16) Ma femme me traite comme un Dieu : elle oublie totalement mon existence sauf quand elle a besoin de moi.
> - 17) C'est en se plantant qu'on devient cultivé.

> - 18) Soyez gentils avec vos enfants : ayez toujours à l'esprit que ce sont eux qui choisiront votre maison de retraite.
> - 19) Le mec qui a convaincu les aveugles de porter des lunettes de soleil est quand même un excellent commercial.

> - 20) A l'école, on apprend aux enfants le passé simple ils feraient mieux de leur faire apprendre le futur compliqué.

                                        

<< Christian Broussas –A. Roumanoff - 25/04/2017 • © cjb © >>

Posté par Frachet à 10:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


30 novembre 2017

La beauté de la langue Française


> > > >
Quelle est la différence entre une pioche, un pull et une semaine ?
> > > > La pioche a un manche, le pull a deux manches et la semaine a dimanche.


> > > > Quelle est la différence entre un internaute et son épouse dépensière ?
> > > > Pendant qu'il clique, elle claque.


> > > > Quelle est la différence entre les oiseaux et les banquiers suisses ?
> > > > Les oiseaux font leurs nids et les banquiers suisses nient leurs fonds.

> > > > Quelle est la différence entre le temps et l'éternité ?
> > > > Si je prenais le temps de te l'expliquer, il y faudrait une éternité...


> > > > 
Quelle est la différence entre Paris, un ours blanc et Virginie ?
> > > > Paris est métropole, l'ours blanc est maître au pôle et Virginie aimait trop Paul...



> > > > Quelle est la différence entre une girouette et un horloger ?
> > > > La girouette montre les vents et l'horloger vend les montres.

> > > > Différence entre un enfant qui fait des bêtises et un sapin de Noël ?
> > > > Aucune !  Les deux se font enguirlander.


> > > > Quelle est la différence entre un homme et une calculatrice ?
> > > > On peut toujours compter sur une calculatrice.

> > > >  Quelle est la différence entre une poule et un chapon ?
> > > > Une poule, cha'pond ; un chapon, cha'pond pas...


> > > > Quelle est la différence entre la lettre A et le clocher de l'église ?
> > > > La lettre A, c'est la voyelle et le clocher, c'est là qu'on sonne.

> > > > Quelle est la différence entre un cendrier et une théière ?
> > > > Le cendrier c'est pour des cendres, la théière c'est pour mon thé..

Attends, attends, ce n'est pas tout !...

       

1- Pourquoi dit-on qu'il y a Embarras de voitures quand il y en a trop et "Embarras d' argent" quand il n' y en a pas assez ?

2- Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la Terre alors qu'elle est ronde ?
3- Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint. Quand il est mort, on l'appelle « feu » !      

4- Pourquoi appelle-t-on « coup de grâce » le coup qui tue ?
5- On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services.

6- Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux, ruiné et qui n'a même plus un lit dans lequel se coucher, qu'il est dans de beaux draps ?
7- Et celui qui a des ennuis judiciaires dans de sales draps, même si on les change chaque jour...

8- Comment distinguer le locataire du propriétaire l orsque ces deux personnes vous disent à la fois : « Je viens de louer un appartement » ?
9- Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru ?

10- Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront ?
11- On passe souvent des nuits blanches  quand on a des idées noires.

12- Pourquoi faut-il en mettre de l'argent de côté quand on veut en avoir devant soi  ?
13- Pourquoi dit-on que "les avis sont partagés "lorsque vous ne partagez pas l'avis d'autres personnes.
14- Réjouissons-nous car ce sont les meilleurs crus qui donnent les plus fortes cuites !

                                 

* Accès à la Catégorie langage --

<<<< • • Ch. Broussas –Beauté langue fse 30/11/2017 © cjb © • • >>>>

Posté par Frachet à 20:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 novembre 2017

Bernard Clavel Panorama

                            

                            

                            

                            

                            

                            

                            

                            

                            

                            

                            

                                   

                            

                            

                            

                   << •• Ch. Broussas –Clavel Panorama- 24/09/2015 © cjb © •• >>

Posté par Frachet à 21:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

21 novembre 2017

Automne en Revermont

               Malgré de rares nuages qui moutonnent
               Très haut là bas dans un ciel monotone,
               Aux bruits qui trouent le silence et résonnent,
               Se dessinent les prémices de l’automne.

Dans les feuillages se teintant de rouille
Qu’admirent les promeneurs en vadrouille,
C’est un beau temps d’arrière saison
Dont le froid vif a lavé l’horizon,
Juste un filet de vent dans les buissons
Mais assez pour donner quelques frissons,
Frisottant l’herbe humide du matin

Comme pour dire que l’été est loin.

              C’est le temps des grands oiseaux qui s’en vont,
              C’est un temps pour aller aux champignons,
              Des gros cèpes aux belles giroles qu’on
              Recueille avec d’infinies précautions,   
              À l’abri dans les recoins des sous-bois,
              Un temps à ramasser châtaignes et noix,
              Partir avec les chiens sur les traces
              Du gibier pour une partie de chasse.

À Courmangoux, vers la mairie, on se presse
Pour une journée de rencontres et de liesse,
On s’interpelle, heureux de se revoir,
De discuter, de s’amuser jusqu’au soir 
Qui tombe bien trop tôt en cette saison,
En estompant les façades des maisons.  

              C’est ainsi l’automne en Revermont,
              Un profond sentiment d'abandon,
              Des teintes qui virent au mordoré,
              Les perles de rosée dans les prés,
              Des odeurs tenaces d'une terre
              Qui respire en attendant l’hiver,
              Les bruits comme dissous dans un air
              Cristallin filtré par la lumière.

Il s’en dégage une douce langueur,
Comme une certaine idée du bonheur,
Quand le feu soudain crépite dans l'âtre
Diffusant une fumée un peu âcre, 
Y jetant ses reflets et ses lueurs,
Contractant le temps, distendant les heures.

<< •• Ch. Broussas –Revermont- 24/11/2017 © cjb © •• >>

Posté par Frachet à 21:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

15 novembre 2017

Les arts plastiques, AG Leduc

Alain Georges Leduc,originaire du Cambrésis est un écrivain et critique d’art français, professeur à l’École supérieure d’art de Metz, où il enseigne l’histoire de l’art moderne et contemporain, ainsi que l’analyse des formes. C'est ce second volet de ses activités qui nous intéresse plus particulièrement ici.

   Alain-Georges Leduc

SOMMAIRE
1- La sculpture contemporaine
2- Klaus Pinter, Roulland et Christian Soucaret
3- Regard sur l'art contemporain
4- La culture artistique
5- "Pour un Metzbau"
6- Bibliographie
7- Notes et références

1- La sculpture contemporaine

Alain Georges Leduc a écrit beaucoup de ces articles dans le cadre de l’exposition picturale "Escaut, Rives, Dérives" qui s’est tenue à l’été 2011 dans la région du Hainaut-Cambrésis, dont il est le commissaire général. Et au milieu coule d’Escaut… tel est l’événement culturel majeur de l’année 2011. Au fil du programme, entre Cambrai et Valenciennes, se tiennent des expositions dans la quarantaine de cités qui ont participé à ce projet.

Une sculpture d’aujourd’hui avec des matériaux d’aujourd’hui. La pierre, le bois et le bronze, matériaux classiques, coexistent maintenant avec le plastique, le verre, l’ardoise, les fibres synthétiques et végétales… et bien sûr l’acier. La sculpture aussi évolue vers le mouvement, l’eau, l’air et même le son. Des œuvres d’acier et d’autres « qui auront le poids de la plume. »

Alain Georges Leduc rappelle dans "L’art comme l’eau vive", celle de l’Escaut, que le Hainaut est le berceau de l’art gothique et que Van der Meersch et Zola sont venus y puiser des thèmes de leurs romans. Il met l’accent sur la diversité : une centaine d’artistes et un choix considérable car « ce sera à chaque fois différent. »

      
L'écrivain Roger Vailland devant une sculpture de Costa Coulentianos
Roger Vailland et Coulentianos : photo de Marc Garanger
Portrait de Costa Coulentianos

Dans cette diversité, on peut extraire Bernar Venet à Valenciennes, Michelle Héon dans le parc de Wavrechin-sous-Denain, les enchevêtrements géants de Nicolas Sanhes à Neuville-sur-Escaut, Filomena Borecka à Valenciennes, Marc Garanger et Costa Coulentianos à Hordain… Et bien sûr le musée Matisse au Câteau-Cambrésis avec un symbole fort "L’homme qui marche" de Giacometti, le "Pénétrable" de Soto ou les sculptures d’acier de Costa Coulentianos. Une ballade culturelle tout au long de l’Escaut qui avait appris à Verhaeren « ce qu’est l’espace immense de l’horizon profond. »

 
         Michelle Héon                                                   Nicolas Sanhes

Dans le dossier de presse, Alain Georges Leduc précise que la sculpture a une dimension tactile essentielle –contrairement à la peinture qui est seulement visuelle- faite d’œuvres qu’on a envie de toucher, de caresser. Le rapport sensuel qui dépasse le pur aspect préhensible et charnel, représente un objet de désir, miroir qui nous renvoie l’image d’une sublimation à travers « un objet-reflet. » Ses symboles historiques, des statues équestres aux monuments aux morts, statuaire solide et rassurante, ont évolué vers une liberté de formes et de matières, une ouverture vers l’extérieur.

Désormais, la sculpture est descendue dans la rue pour nous proposer une nouvelle perception d’œuvres plastiques qui nous interpellent dans leurs dimensions « physique, spatiale et sociale. »

    
  Bernar Venet à Versailles               Une des séries des arcs          

2- Klaus Pinter, Roulland et Christian Soucuret

Regard sur l’œuvre de Klaus Pinter "Comme un dessin volant" par Alain Georges Leduc

Après des œuvres majeures comme "Rebonds" au Panthéon en 2002 ou "La conquête de l’air" pour l’année Mozart à Vienne en 2006, Klaus Pinter propose à Cambrai "Cocon" une sculpture pneumatique, à l’occasion de l’exposition "L’Escaut, Rives, Dérives".

C’est une « gigantesque structure gonflable flottant dans l’espace » de la chapelle des Jésuites, confronté à son style baroque. « Pour moi, le baroque est quelque chose de joyeux et festif, » précise Pinter. Son "Cocon" plane dans les airs comme un dessin volant, « la transparence contre l’opacité… l’apesanteur contre le poids tragique de l’Histoire. »

    
Pinter L'air du plastique       Le cocon chapelle des pénitents ,Cambrai, "le plastique soudé"

"Les sculptures de Roulland", Alain Georges Leduc pour l’exposition picturale de La Rotonde à Béthune en 1986

Roulland cisèle ses bronzes, plonge dans la glaise avec fureur, modelant des formes brutes, sans concessions, qui rappellent « les formes pétrifiées d’Abakanowicz, un expressionnisme à la Grünewald. » Formes figuratives souvent anthropomorphes, elles traduisent son approche de la réalité, ses fantasmes de peurs et de drames séculaires.

Il nous fait partager sa vision lucide des douleurs humaines. La damnation, contrepoint nécessaire aux vanités humaines, est toujours présente dans ses compositions, une vision picturale de l’enfer dantesque. « Il coule lui-même ses sculptures, préférant rester le maître du feu. »

   Jean Roulland L'afghane

"Le sculpteur plasticien Christian Soucaret" La voix du Nord – mars 2011

Christian Soucaret est de ces artistes plasticiens ‘recycleurs’ qui se sert d’objets obsolètes pour leur donner une nouvelle vie, les transformer en objets culturels. Ses sculptures comme celles qu’il prépare actuellement à Blécourt près de Cambrai, sont à son image d’écolo pratiquant qui s’est construit une habitation bioclimatique.

Ce sont des mâts d’une dizaine de mètres, composés d’anciens pylônes électriques en bois, ensemble qu’il appelle "Mâts d’éco Câgne", montés chacun sur un balancier pour assurer leur mobilité. Ses œuvres oscillent entre équilibre et déséquilibre, obtenu par déstabilisation avec d’autres objets ou avec des éléments comme l’eau par exemple. Des sculptures en mouvement mues par le vent ou l’énergie solaire. Toujours l’écologie intimement liée à la culture.

    Christian Soucaret devant l'un de ss oeuvres

3- Regard sur l’art contemporain

"L’art contemporain et l’argent" --- Article juillet-septembre 2009

De tout temps, depuis les États-Cités antiques, l’art a été du côté du pouvoir et de l’argent. Même si c’est de façon insidieuse, la situation s’est encore dégradée à l’heure où comme le Portrait du docteur Gachet de Van Gogh, on enferme l’art dans des coffres-forts. « Un art, écrit Alain Georges Leduc, de plus en pus fondé sur le spectaculaire, la dérision ou le cynisme. »

L’art contemporain n’apparaît plus pour certains comme un faire-valoir, un élément publicitaire pour les produits de luxe. (Voir les Fondations de François Pinault ou de Bernard Arnault) L’auteur précise que « une grande partie de la production dite artistique n’a rien à voir avec l’art mais relève plutôt de l’animation, du ludique, de l’attraction. »
(voir son livre "Art morbide, morbid art")

Ces mises en scène comme dans la Galerie des glaces par exemple, sont des divertissements pour classes moyennes avides d’identification. Elles sont facilitées par l’évolution des matières et des techniques et les critères esthétiques ont évidemment suivi ces évolutions. Ce qui signifie aussi que l’art répond maintenant largement à des critères mondialisés. Pour retrouver une « pratique hédoniste des arts », il faudra d’abord redéfinir l’atelier dans l’espace urbain, le contenu de la commande publique et du droit de monstration.


"Un art contemporain élitiste"

Alain Georges Leduc a été frappé par la propension des collectivités à recycler les anciens abattoirs et autres locaux de pompes funèbres en centres culturels. Après Toulouse en 2000, ce furent Bruxelles, Rome, Madrid… une vraie épidémie culturelle.

Á Nice, le projet "Chantier sang neuf" pourrait bien enfermer la culture dans ses 40.000 m² mais surtout offrir une vitrine à la ville de Nice et un centre attractif pour les affaires. Á Paris, ce fut le cuisant échec du centre culturel dit le "104" (situé au 104 rue d’Aubervilliers dans le XIXe arrondissement), installé dans les anciens locaux des pompes funèbres. Projet surdimentionné aux ambitions européennes, objectifs fumeux sur l’accueil d’une « pépinière d’entreprises culturelles » dégageant les synergies nécessaires entre artistes et équipements du site.

Économie du gaspillage, « choses dévorées ou jetées presque aussi vite qu’elles apparaissent » a écrit Hanna Harendt. Ce système de l’art contemporain n’est guère qu’une idéologie de la perception, simple divertissement qui prolonge le modèle économique dominant, et non un moyen d’émancipation individuel et collective.

Pour Alain Georges Leduc, « l’art conceptuel donné désormais comme ‘doxa’ dans les galeries n’a rien de conceptuel », n’a rien de la « chose mentale » dont parlait Vinci. Il est réservé à des privilégiés, excluant les couches populaires dans leurs propres quartiers. C’est en ce sens que s’éclaire le titre de cet article « L’art contemporain contre le peuple. »

             
Brèves de sculpture            Les mots de la peinture

4- La culture artistique

"L’ab-sens de citations, barrière épistémologique" Par Alain Georges Leduc

Á propos du colloque "Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre" à Épinal en 2010 --- École supérieur d’art d’Épinal, 40 pages, ISBN 2-906403-60-1

Quelle culture artistique enseigner aujourd’hui ? se demande Alain Georges Leduc, quand le différentiel culturel s’agrandit entre les générations. La génération actuelle d’étudiants ne connaît pas même l’existence de la NRF, les combats de Gide ou de Mauriac. Même en matière picturale, que sait-elle de Jan van Eyck ou de Hyacinthe Rigaud ? Selon l’auteur, l’histoire –y compris l’histoire de l’art- repose sur des lois ; elle n’est jamais neutre. Martin Heiddeger dans "Etre et Temps" (Sein und Zeit), craint une disparition de l’esprit, la perte de la pensée. Il y voit une crise de l’esprit européen qu’ont analysé en leur temps Adorno, Paul Valéry et plus récemment Jacques Derrida.

La littérature, si elle a encore un sens, change en tout cas de sens et la jeune génération n’a plus les repères nécessaires pour comprendre son histoire comme on le trouve par exemple dans le roman de Michel Tournier "Le Vol du vampire". [1] "L’ab-sens" (cette absence de sens), c’est par exemple une citation qui, sans contexte historique –sans historicité- perdrait toute substance, toute référence aux auteurs, aux textes du passé, empêchant toute continuité.

Comme s’il n’y avait plus qu’un seul présent toujours renouvelé. Le contemporain est, selon Giorgio Agamben « cette singulière relation avec son propre temps auquel on adhère tout en prenant ses distances. » [2]

   Affiche de l'exposition de Saintes

"Vibration" Par Alain Georges Leduc

Á propos de l’exposition picturale "Vous avez dit couleurs ? " de l’été 2010 à l’abbaye-aux-dames de Saintes (Charente-Maritime)

Les arts plastiques de l’exposition de Saintes, englobent peintures, gravures, sculptures et photographies. Arts plastiques, de l’ancien ‘plassein’ puis ‘plastir’, l’art d’engendrer des formes.

Formes et mouvements, ce sont des "vibrations", des « ondes conjuguées » qu’on trouve déjà chez les grands peintres flamands. Cette exposition est l’occasion de sortir les arts plastiques des traditionnels musées et centres d’art, contribuer ainsi à ouvrir au public des œuvres contemporaines, des « formes émergentes, neuves, évolutives. »

5- "Pour un Metzbau"

Le "Metzbau" est un projet pédagogique autant qu’une œuvre de plasticiens, initié par l’ESAMM (École supérieure d’art de Metz métropole) et calqué sur les "Merzbau" de l’allemand Kurt Schwitters (1887-1948).

      Kurt Schwitters

Dans sa dimension esthétique, c’est une œuvre multiforme intégrant textes, sons, vidéos, composite avec assemblages et collages. Parmi les grands devanciers, Alain Georges Leduc se réfère aux "combine paintings" de Rauschenberg, les muraux de Louise Nevelson et aux affiches de César, Arman ou Tinguely. Comme les Merzbau de Schwitters, cette œuvre fera largement appel aux matériaux de récupération détournés de leur objet initial, investis d’un nouveau sens.

Cet ensemble se veut un véritable laboratoire, espace de discussions et d’échanges, à la fois lien interactif avec site internet, représentation graphique et objet esthétique, « d’ordre architectonique. »

La dimension pédagogique s’appuie sur un constat : le manque d’objectifs éducatifs de l’enseignement, « la misère de notre éducation traditionnelle » écrivait Marc Stirner. Elle est aussi projet évolutif, construit, déconstruit et restructuré à la façon dont opérait James Joyce, composant pendant plus de 15 ans ses textes dans ce qu’il appelait son "working in progress", en publiant régulièrement des fragments jusqu’à "Finnegans wake", la version définitive.

L’essentiel du questionnement tient dans la relation fond-forme : quelle forme, lien entre contenu et praxis, donner un sens au-delà du règne de l’instinct et de l’émotion … [3] Seules les rencontres, « hasards objectifs », permettent de donner des axes de réponse à ces interrogations, qui se concrétisent par la réalisation d’une œuvre globale.

Bibliographie

- Christian Delacroix, François Dosse, Patrick Garcia, "Historicités", éditions La Découverte, 299 pages, 2009
- Martin Heidegger, "Etre et Temps" (Sein und Zeit), traduction Emmanuel Martineau, 1986
- Alain Georges Leduc, "Je ne cherche pas Dieu", Cahiers Roger Vailland, 2007, isbn 978-2-841096707-4
- Jacques Derrida, "L’autre cap", éditions de Minuit, 123 pages, 1991
- Alain Finkielkraut, "La défaite de la pensée", éditions Gallimard, 165 pages, 1989

Notes et références

  1. Michel Tournier "Le Vol du vampire", éditions du Mercure de France, 1981
  2.  Giorgio Agamben, "Qu’est-ce que le contemporain ?", traduction de l’italien Maxime Rovere, éditions Rivages poche
  3.  Voir Bernard Stiegler, "Mécréance et discrédit", éditions Galilée, 2006
***** Art morbide ? morbid art AG Leduc Chasseur de l’invisible *****

<< •• Ch. Broussas –Leduc arts - 2012/2017 © cjb © •• >>


         

Posté par Frachet à 19:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


14 octobre 2017

Modiano et Le Clézio, octobre 2017

                  
Modiano à Stockholm en 2014         Le Clézio en novembre en 2015

Un mois d'octobre à marquer d'une pierre blanche puisqu'on nous annonce la parution d'ouvrages de nos deux derniers prix Nobel de littérature : un roman et une pièce de théâtre pour Modiano et un roman pour Le Clézio qui se penche de nouveau sur le passé mauricien.

Deux Modiano pour octobre

Silencieux, notre Modiano national, depuis son prix Nobel en octobre 2014 ? Allons donc, il les avait tous bluffés à Stockholm avec ses hésitations et sa diction si particulière. Un des meilleurs discours d’un prix Nobel, pouvait-on lire dans la presse.

En ce mois d’octobre 2017, il nous revient avec un roman intitulé  "Souvenirs dormants" ainsi qu’une pièce de théâtre.
Le titre sent son Modiano à plein nez. Il a plein de souvenirs comme ça qui doivent roupiller dans les dédales de sa mémoire avant qu’il n’excite les neurones qui se baladent dans son cortex !

Un travail de mémoire qui renvoie par exemple à cette citation tirée de son roman Dans le café de la jeunesse perdue publié en 2007 : « Nous finissions par ne plus très bien savoir, Louki et moi, ce que nous faisions là au milieu de tous ces inconnus. Tant de gens croisés à nos débuts dans la vie, qui ne le sauront jamais et que nous ne reconnaîtrons jamais. »

Les trois derniers prix Nobel français
Patrick Modiano, Jean-Marie Gustave Le Clézio et  Gao Xingjian

Alma, le dernier roman de Jean-Marie Gustave Le Clézio

En 2008, l’Académie Nobel décerne son prix de littérature à Jean-Marie Gustave Le Clézio, « l’écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante ».

Le Clézio renoue ici avec ses racines mauriciennes qu’il avait abordées dans les années 80/90 avec une trilogie "mauricienne" mettant en scène ses ancêtres : Le chercheur d’or, Voyage à Rodrigues et la quarantaine.

Sur la genèse de son récit, Jean-Marie Gustave Le Clézio s’en explique dans une interview à France-inter : « Ce livre je l'ai commencé il y a 30 ans, en allant dans les archives d'Outre-mer, rue Oudinot à Paris, en lisant la liste des noms de baptême des esclaves : je me suis dit : "Un jour il faudra parler de ces gens, où sont -ils, pourquoi ne connait-on qu'une petite partie de cette région du monde" ? »

                        

          << •• Ch. Broussas –Modiano/Le Clézio- 14/10/2017 © cjb © •• >>

Posté par Frachet à 18:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

28 septembre 2017

Résonance

                        
                
Oh, comme ta voix résonne encore Bernard
                  Pour faire la nique à tous ces sacrés connards
                  De va t’en guerre que toujours tu dénonçais
                  À grands coups de gueule, d’articles et de procès,
                  Que dans ta vie, tu n’as cessé de fustiger
                  Aux côtés de Lecoin ou de Claude Mossé.

                  Oh, comme elle est encore d’actualité
                  Cette lutte que sans faillir tu as menée,  
                  Ta détermination et ta saine colère,
                  Pour aider à sauver les enfants de la terre.
                  Elle fait écho, bien au-delà de la combe,
                  Au terrible incendie visible jusqu’en Dombes,
                  Montrant Le Grand Brûle et ses poutres consumées,
                  D’un juillet rouge saignant au cœur de l’été.

                  Oh, ta forte voix pourra résonner longtemps
                  Pour défier la folie des hommes et des temps,  
                  Même si l’encre séchée laisse peu de traces,
                  Même si la résonance se perd dans l’espace,
                  Tu resteras un exemple d’humanité
                  Au cœur pris entre le chagrin et la pitié,
                  Il y aura toujours ta petite musique
                  Venant en contrepoint d'une violence inique.

                  Amis, écoutez bien ses Paroles de paix
                  Qui portent jusqu’au monument du Chevalet,
                  Elles s’élèveront au-dessus de Plain-Champ
                  Et s’en iront au loin, portées par les vents,
                  Pour dénoncer Le massacre des innocents
                  Et clamer le droit de vivre, tout simplement.  

                    

<< •• Ch. Broussas –Résonance- 28/09/2017 © cjb © •• >>

Posté par Frachet à 04:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

18 septembre 2017

Là-haut sur le mont…

                        

                    Par beau temps, il y a tout là-haut dans le ciel
                     Des oiseaux éclatants qui planent, à leurs ailes
                     Suspendus, admirant de nouveaux paysages, 
                     En quête d’oubli, en quête d’un absolu
                     Où le présent s’abolit, où rien n’est plus,
                     Bien loin de tout dans cet horizon sans nuage.

                     Parfois, se dessine aussi un autre décor,
                     De la place de Roissiat des lueurs diaphanes
                     Filtrent la lumière au-dessus de la montagne,
                     Irisant l’azur de reflets multicolores
                     Qui étincellent pour s’engouffrer dans la pente
                     Et fusent dans l’air comme une étoile filante.

                     Il y a, quand le ciel bas écrase les formes,
                     Ce sentiment diffus qu’il n’y a plus de normes,
                     Ces brumes matinales poisseuses qui traînent  
                     En reptation sur le sol gras et s’égrainent
                     En myriades d’étoiles dans le soir tombant,
                     Noyant les perspectives en effaçant le temps.

                     Ce ciel changeant au-dessus du mont Myon,
                     C’est bien le temps contrasté des quatre saisons,
                     Une torpeur des après-midi pluvieux,
                     L’éveil printanier qui perle de tous ses feux,
                     Une nature qui se rouille puis décline
                     En un silence glacé qui donne le spleen.  
                     Ainsi, le cycle éternel d’un temps estival
                     Se métamorphose alors en un froid hiémal.

                      

<<  Christian Broussas –Sur le mont- 18/09/2017 • © cjb © • >>

Posté par Frachet à 19:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

16 septembre 2017

Bourg-en-Bresse : Les floralies septembre 2017

Depuis plus de trente ans...

           

Depuis leur création il y a plus de 30 ans, les Floralies de Bourg-en-Bresse ont pris une envergure considérable. Unique en Rhône-Alpes, cette exposition horticole et florale est devenue l'une des plus importantes de France, attendue par plusieurs dizaines de milliers de visiteurs.

  

    

   

L’exposition compte près de 10 000m² de mises en scènes paysagères.
- Un aménagement extérieur de 4 000m² où l’on peut s’initier aux différents climats de la planète.
- 4 nocturnes pour une promenade particulières dans l’ambiance nocturne des Floralies.
- Une création somptueuse imaginée par Interflora ainsi que par les fleuristes du Rhône et
   de l’Ain.

  

          

L'exposition est complétée par les manfestations suivantes :

- Un concours international d'apprentis paysagistes
- Des ateliers sur l'eau pour les enfants.
- Des ateliers de compositions florales pour les adultes.
- Des conférences sur le thème "Nos ressources en eau".
- Une exposition coordonnée avec les Floralies.

         

                        

<<  Christian Broussas –Bourg Floralies- 16/09/2017 • © cjb © • >>

Posté par Frachet à 19:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

14 septembre 2017

La vie clic clac qui claque

                                                                                             

                                              C’est comme ça la vie clic clac qui claque
                                              Au vent des joies, des peines et des espoirs,
                                              Y’a des jours où ça racle, où c’est ric-rac,
                                              Où l'on s’efface sur un au-revoir.
                                              La chance, l’occas, il suffit de la saisir
                                              À pleines mains, la modeler à ses désirs,  
                                              Il suffit d’être prêt, et surtout de vouloir,
                                              Il ne faudrait pas en faire toute une histoire !  

                                              Eh oui, c’est ainsi qu’elle doit aller la vie,
                                              Faite d’aléas, gens qui pleurent et gens qui rient,
                                              Comme un feu d’artifice, que ça pétarade,
                                              Projette des paillettes comme à la parade,
                                              Que ça crépite comme des coups de feu… tac, tac,
                                              À l’instinct, sans préméditation, tout à trac,
                                              Des friandises qui explosent dans la bouche,
                                              Des comédies pour Arlequin ou Scaramouche.

                                              Pour changer de vie, changer de planète,
                                              Vivre enfin tout simplement, faire place nette.
                                              Des rimes comme des notes qui claquent, claquent  
                                              Au vent des courants d’air et qui craquent et recraquent,
                                              Autant d’images de vie qui font chaud à l’âme
                                              Malgré tout, malgré les larmes et les drames.
                                              Alors, Il faut que ça éclate et qu’on s’éclate
                                              Quand s’ouvrent les vannes et que le cœur se dilate.
                                              Avec des rythmes endiablés qui se déchaînent
                                              Mêlés à de douces mélopées qui s’enchaînent :
                                              Il faut que la musique vive, que ça vibre
                                              Jusqu’aux tripes,  jusqu’au plus profond de nos fibres.

                                          
Eh oui, sans préavis, la vie va et vient, libre

                                             Comme l’air, espèce de bulle en équilibre
                                             Instable certes, mais n'est-ce pas, quelle chance
                                             Pour tous ceux qui y croient et qui ont confiance !
                                             Des rimes, j’ai ai plein pour vous dans ma besace,
                                             Toutes chaudes, toutes neuves, bien en place,
                                             Tout en romantisme pour des rimes tendresse,  
                                             Tout en suavité pour des rimes caresse.

                                             Il me faut sans tarder aux muses en appeler,
                                             Semer mes notes, affûter ma plume, mêler
                                             Euterpe avec son hautbois et sa longue flûte
                                             Aux sons clairs qui éclatent et s’élèvent en volutes,
                                             Terpsichore égrenant ses notes sur sa lyre
                                             Pour accompagner mes vers dans un joyeux délire,
                                             Une musique légère qui monte jusqu’aux cieux
                                             Régaler l’empyrée en égayant les dieux.

                             Euterpe               Terpsichore

                  <<  Christian Broussas –Amour clic clac- 14/09/2017 • © cjb © • >>

 

Posté par Frachet à 05:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :