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11 avril 2019

Didier van Cauwelaert, La personne de confiance

Référence : Didier van Cauwelaert, La personne de confiance, éditions Albin Michel, 209 pages, mars 2019

            

« L’écrivain de la reconstruction » comme il se qualifie lui-même, nous entraîne dans un de ces imbroglio dont il a le secret.
Max est un jeune banlieusard qui travaille comme un petit gars de banlieue, conducteur grutier à la fourrière. Ce boulot, il y tient mais un événement  va le menacer.

                

Un jour, peut-être merveilleux ou peut-être néfaste, allez savoir, il enlève comme d’habitude  une voiture sur un emplacement réservé à la livraison. Mais voilà qu’il découvre sur la banquette arrière, une vieille dame. Plus question d’enlever la voiture, mais que faire ? Et en plus, il la connaît cette vieille dame : c’est Madeleine Lamor, héroïne de la Résistance, patronne d’une biscuiterie dont le portrait se trouve sur ses paquets de galettes bretonnes.

La pauvre le confond avec son amant de 1944, résistant traqué par la Gestapo. Max se retrouve piégé dans cette histoire, obligé de défendre Madeleine contre l’appétit vorace de son neveu qui la bourre de médicaments pour la spolier.

           

Madeleine l’apprécie de plus en plus et c’est ainsi qu’il devint son homme de confiance. Sa vie va basculer dans cet univers de l’entreprise qu’il découvre et le déstabilise au point qu’il ne sait, comme dit sa voisine Samira, si c'est « le kif absolu ou le plus dangereux des pièges »...

La trame du récit repose sur une belle histoire entre Max et Madeleine, un écart de générations qui ne les empêche pas de se comprendre et de se réconforter. Un récit , agrémenté du franc-parler de Max, le narrateur, qui ne manque pas d'humour.

           

* Mes fiches sur Didier van Cauwelaert --

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09 avril 2019

Mon père disait…

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« Je porte mon père en moi. » Laurent Gaudé, La porte des Enfers
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C’était il n’y a pas si longtemps en fait, mais le choc des époques éclate le temps en autant de particules impondérables et l’effiloche en lambeaux. Pourtant, celle-là, je pourrais presque l’avoir vécue tant elle me semble proche maintenant, alors que du temps de ma jeunesse où je voyais les choses différemment, elle me paraissait lointaine et sans grande consistance. Je ne me sentais pas le moins du monde concerné pas des événements qui allaient pourtant d’une façon ou d’une autre impacter ma vie.
Le temps se rétracte et s’allonge ainsi au fil de la vie et des souvenirs qui la ponctuent.

C’était au temps où l’histoire s’accélérait, tant les événements se succédaient à un rythme effréné, même si l’effet de recul y module des cycles érodant les aspérités de l’histoire, même si le factuel masque bien souvent l’essentiel. C’est l’effet loupe de celui qui est en première ligne et ne voit dans une guerre qu’affrontements et boucherie, c’est Fabrice del Dongo à Waterloo, ne voyant de la morne plaine qu’une mêlée informe pleine des bruits de la bataille et de la fureur des combats. (Stendhal)

C’était au début de sa vie professionnelle, mon père débarquait de sa campagne limousine sans goût pour cette grande cité où il se perdait au début dans le dédale des rues, où s’étaient dissipé ses repères et les bonnes odeurs des matins frais de la fenaison et des étés ombreux à l’abri des frondaisons après la moisson. Il en gardait une secrète nostalgie qui éclatait en autant d’images et de sensations qui lui laissaient quelques regrets bien vite balayés par son bon tempérament. Il savait bien qu’il n’avait d’autre solution que de venir se frayer son chemin dans cette ville et dans cette famille où il cherchait sa place.

Sans grande curiosité pour la ville grouillante, il se cantonnait dans le quartier où sa famille s’était fixée avant lui, sans qu’on sût pourquoi ici, aux confins de Lyon et de Villeurbanne, plutôt que dans la Presqu’île ou sur les pentes de la Croix-Rousse. C’était ainsi, le premier venu s’installait là plutôt qu’ailleurs sans raison apparente, comme un renard choisit son gîte ou un rapace son aire. Par instinct.

« Ici plutôt qu’ailleurs… » me disait mon père avec une petite moue qui marquait son impuissance d’alors. Les points de suspension autant que sa petite moue signifiaient que ça n’avait guère d’importance, qu’il n’avait pas comme Danton emporté la boue de son Limousin collée à la semelle de ses chaussures, qu’on naît par hasard quelque part dans ce vaste monde et qu’on n’y peut rien. Ceux que la chance favorise naissent dans une riche contrée, dans un milieu opulent, d’autres naissent nulle part, dans des lieux sans passé et sans avenir, « c’est comme ça, certains s’en sortent, des oiseaux rares qu’on brandit, qu’on donne en exemples aux autres comme un miroir aux alouettes. »

Il voulait dire que les plus opiniâtres parmi les moins vernis n’ont de cesse de fuir la condition qu’ils ont connue dans leur jeunesse. Il y en a plein le quartier de ces gosses qui croient un moment en leur étoile, qui vivent d’illusions. Tout jeune, il sut que l’homme grouille d’émotions, toujours tiraillé entre des aspirations contradictoires, pleins de velléités bien vite avortées, qu’on ne se réalise pas impunément.

J’états trop jeune pour lui poser des questions sur ce fameux hasard qui faisait et défaisait les destins, qui tirait les ficelles de pauvres pantins ballotés par la vie. J’avais beaucoup trop de questions dans mon escarcelle pour ce père qui suivait simplement un chemin incertain, qu’il traçait en tout cas avec grande difficulté. Ce qu’il appelait dans son jargon « sa géométrie de la vie », par dérision sans doute pour exprimer son admiration pour ces lignes parallèles, ces lignes droites qui  ou qui se croisent comme se croisent les destins.

Une expression d’autant plus sibylline pour moi que je n’osais lui en demander le sens mais dont je goûtais toute la poésie. Il eut été fort surpris si je lui avais dit que je voyais de la poésie dans l’idée de géométrie. Bien que je n’en fusse dans le fond pas très convaincu, je me demande parfois quand même si j’ai toujours privilégié les formes géométriques aux formes plus improbables.
[si « cette géographie de la vie » n’a pas marqué mon souci de donner une forme aux événements et aux situations, de les formater pour leur donner un sens.

Des riches, je n’en avais jamais vu dans ce quartier d’ouvriers qui s’étaient installé tant bien que mal autour des usines qui avaient peu à peu dans l’entre-deux-guerres configuré le quartier, lui avaient donné une forme qui a disparu depuis. Les riches, j’en avais bien entendu parler dans des revues que lisait parfois ma mère, bien que ce ne fût guère son genre, que sa sœur lui refilait , mais  je n’en avais jamais vus. Il ne devait pas y en avoir dans le quartier.

Mon père m’emmenait parfois, par très souvent, il n’avait pas la fibre pédago, on allait jusqu’au jardin ouvrier qu’il cultivait xx, on se baladait dans le quartier et il me parlait de sa configuration, de son évolution récente. « Regarde un peu, on dirait que les usines et les immeubles sont mélangés, sans aucune logique véritable, mais c’est faux, ce n’est qu’une illusion d’optique, pour qui ne connaît pas le quartier.

Finalement, il l’aimait bien ce quartier et pensait de moins en moins à son Limousin natal où il ne voulait plus revenir, sans doute pour ne pas altérer le souvenir qu’il en avait gardé. Il me montrait  les usines qui s’étaient implantées au fil des années, Maillard fonderie Roux Heudebert Petersem Berliet  établissements Keller-Dorian papiers d’un côté et impression sur tissus de l’autre, tant d’autres dont j’ai oublié le nom, dont in reste rien. Ici, il n’existe aucune mémoire de xx, seulement des hommes qui se souviennent encore de ces temps révolus, dont l’histoire anonymat
Se profile encore ici l’ombre de mon père qui se gomme au fil des années pour s’effacer comme l’eau s’écoule inéluctablement entre nos doigts.

Après, c’est affaire de caractère, de volonté, de chance aussi. (cf la déportation, celui qui en avait réchappé, enfoui sous les cadavres, le réflexe de Vailland évitant l’arrestation 
Dans ce xx du destin, nulle référence à la religion, à une quelconque intervention divine dans son propos, comme si la question ne méritait pas d’être débattue, comme s’il avait résolue la question depuis longtemps et qu’il ne voulait pas y revenir.

Il disait tout ceci mon père, dans un style cursif, allusif, où les silences non-dits gestuelle comptaient autant que les mots prononcés. « Tu sais, ajoutait-il parfois quand il voyait mon regard interrogatif, on parle toujours beaucoup trop et en général ceux qui agissent parlent peu. » Le gênait cette rumeur inaltérable qui s’écoulait des lèvres, ponctuait les discours, un bourdonnement incessant d’insectes importuns qu’il voulait chasser.   

La ville n’a jamais vraiment été son truc. Il a passé une partie de son temps à effacer la ville, à recréer un paysage champêtre avec
Pour cela, il disposait de tous ses après-midi après avoir consacré une matinée qui commençait tôt à jouer les
Il disait mon père qu’il était comme sa femme, une femme de ménage qui nettoyait la ville de ses remugles comme elle récurait la saleté dans les appartements et les maisons des bourgeois du coin. Sérieux, travailleur, tout ce que vous voulez, mais pas dupe.

Il n’était pas dupe non plus de cette espèce de neutralité qui dominait les relations de travail. Mais, dans les années trente, pas de discours, peu de langue de bois dans, les rapports étaient à la fois plus directs et plus brutaux.  

C’était dans cet entre-deux-guerres d’un temps entre chiens et loups qu’il fallait bien affronter après la saignée de la Grande Guerre dont la génération de ses parents ne s’était pas encore remise et qui d’ailleurs, ne s’en remettrait jamais. Le pays sommeillait doucement, dans un léthargie qui présageait des réveils douloureux. Lui (sa vie en Limousin)

        

<< Christian Broussas - Mon père disait - 10/04/2019 © cjb © • >>

 

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04 avril 2019

Sagittaire et Gémeau

          Sagittaire, cathédrale de Chartres

Entre sagittaire et gémeau

Voilà ce soir un sagittaire et une gémeau
Réunis en un attendrissant (charmant) duo.

Au début, il lui glissait de petits mots
Et elle songeait : « Oh, mais quel culot ! »
Il se disait « elle n'a pas un kilo en trop »
Et elle : « Oh, il me paraît très comme il faut. »
Lui : « Ah, vraiment, j'ai beaucoup de pot »,
Elle : « Oh, quel beau profil latino ! ».

Il voulut quand même y aller mollo, mollo
Ayant peur de se prendre un rateau,
Mais il songea : « C'est dit, je me jette à l'eau... »
Et elle alors : « Ah enfin, ce n'est pas trop tôt. »
Et sans plus attendre, il s'exécuta aussitôt,
Enfin presque... Presto ma non tropo.

Ensuite, ils allèrent jouer les tourtereaux
Jusqu'aux confins du Colorado,
Pour aller s'éclater et faire du pédalo
Dans la baie de San Fransisco,
Partir enfin jusque chez les Navajos
Jouer aux indiens genre Géronimo.

Maintenant qu'a été béni l'anneau,
Qu'ont été déballés les cadeaux,
Il ne nous reste plus qu'à saluer nos héros

En leur donnant un grand coup de chapeau.

Vraiment, entre un sagittaire et une gémeau,
Ce n'est... pas du gateau !

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18 mars 2019

Roissiat 2019

 
L'entrée principale donnant sur la place     Haut du jardin (côté maison)

  
Porte d'entrée et balcon                               Devant le balcon

 
La pièce à vivre côté cuisine                         La pièce à vivre côté poêle et cheminée

 
La pièce à vivre, le fons avec banquette     La chambre 1 vue en profondeur

  
La chambre 1 côté fenêtre                              La chambre 1 côté cosy

   
La chambre 2 côté lit                                    La chambre 2 côté armoire

   
Chambre 2, côté wc                 Chambre 2, côté toilettes          Chambre 2, côté wc

   
La remise, coin wc                                  La remise, coin douche/salle d'eau

  
Entrée côté jardin et porte resserre extérieure     Le haut du jardin

       
La remise côté établi et fenêtre              La cave avec sa fontaine & son plafond voûté

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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 18/03/ 2019  >
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15 mars 2019

Ode au mariage

Mariage du 6 juillet 2019

Voici venu le temps pour Claudie et Fabien 12
De consacrer officiellement ce lien
Imprescriptible qui désormais les unit, 
Devant la famille et les amis réunis.
Après certes un certain temps de réflexion

Qui a sans doute conforté leur décision,
La situation s’est très vite décantée
Et les préparatifs se sont accélérés.

Aujourd’hui que le temps a suspendu son vol, 12
Que le prêtre a revêtu sa plus belle étole,
Un temps comme une parenthèse, aboli
Pendant le déroulé de la cérémonie,
Une nouvelle page s’est ainsi tournée
Sur le chemin tracé de votre destinée.
À l’église, l’émotion nous a étreints,
Dans les échos imposants du rite chrétien
Et maintenant, toute l’assistance s’apprête
Autour de la table pour poursuivre la fête.

Votre bonheur, c’est d’abord bien sûr d’être ensemble, 12
D’aller ainsi d’un même pas, de marcher l’amble,
De se chercher dans des gestes à peine esquissés, 12 ?
Des riens qui dévoilent de tendres affinités,
Car c’est bien là dans cet échange, quelque part,
Que passe l’indicible émotion d’un regard.


Et nous voilà ainsi tous ensemble ce soir 12
Au sein de cette belle abbaye de Talloire
Pour communier dans ces moments solennels, 
En apprécier tout ce qu’ils ont d’exceptionnel,
En profiter pour adresser à tous les deux
Nos souhaits les plus sincères et nos meilleurs vœux
De prospérité, de succès et de bonheur
Tout simplement mais du plus profond de nos cœurs.

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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 13/02/ 2019  >
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À Claudie et Fabien

En ce jour que j’espère béni des dieux,
Qui consacre devant nous votre vie à deux,
Maintenant que tu viens de couronner ta reine,
Que tu l’as ainsi reconnue comme tienne,
À travers ces marques de tendresse qu’on sème,
On voudrait simplement vous dire qu’on vous aime.

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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 13/02/ 2019  >
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13 février 2019

Acrostiche à Fabien

Clin d'œil poétique



Finaud, il le faut dans bien des cas,
Affable mais sans trop d'afféterie
Bien sûr, qui volontiers vous sourit,
Impassible souvent face aux tracas
Et demeurant alors assez serein,
Ne cherchez pas plus loin : c'est Fabien.

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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 13/02/ 2019  >
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04 février 2019

Dix ans déjà

Que reste-t-il de la fuite des jours,
De tes combats, ton œuvre, tes amours,
As-tu volé quelque éclat de bonheur
Au cours de ta vie, même aux sombres heures 
Faites de grands doutes et de solitude,
Bien loin de toutes tes certitudes.

Questions ô combien vaines maintenant,
mais il reste encore de temps en temps
La référence que tu as été
confortée par le poids de tes idées,
Un téléfilm sur "Le Retour du père",
Un entretien sur "Cargo pour l’enfer",
Un bel article, une émission télé,
Une rétrospective sur Arté,
Un bel hommage pour l’œuvre accomplie
Comme autant de pieds de nez à l’oubli.

Vous rappelez-vous la boucle ineffable
Du  jeune apprenti affligé mais fier
Au vieux sage de La Courbatière,
Sceau du parcours d’un homme infatigable ?

Souvenez-vous de l’Homme révolté
Partant au Bengladesh au débotté,
Toujours prêt à faire des sacrifices
Pour mieux lutter contre les injustices.
Rappelez-vous l’homme de paix qu’il fut
Toute sa vie, sans arrêt à l’affût
Pour dénoncer les séquelles immondes
Des guerres qui sévissent dans le monde.

Restent à jamais ancrés dans nos mémoires, inscrits
Les romans et les sagas que tu as écrits,
La puissance rageuse de tes personnages,
La grandeur évocatrice de tes paysages
Qui accompagnent peu à peu au fil des pages
La force suggestive de tes témoignages.

Dix ans qui se sont écoulés,
Que l’eau sous les ponts a coulé
Entre Lyon et Vernaison,
Qu’ont aussi passé les saisons.
Dix ans déjà
Que ta plume féconde s’est tue,
Dix ans déjà
Que le chêne a été abattu.

Repose à Frontenay près des grands arbres,
Dans ta terre, dans ton linceul de marbre,
Repose là-bas dans ton Jura natal
Là où tu ne connais plus ni bien ni mal,
Où il n’existe plus ni mots ni ratures :
Tu as si bien servi la littérature.

   
À Lyon sur les quais du Rhône              Dans le Jura avec ses amis Sauter

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30 janvier 2019

Dans les yeux d’Anaïs

  

Qu’est-ce qui brille dans les yeux d’Anaïs,
Dissimulée tout au fond de son iris,
Une lueur intime qui transparaît
En soulignant très légèrement ses traits
Avec cependant un rien de retenue,
Fruit d’une nostalgie de ce qui fut,
Ou peut-être de ce qui aurait pu être,
Bien différent du simple art de paraître.


Dans les yeux d’Anaïs, qu’est-ce qui brille
Bien tapi au fond de ses pupilles,
Qu’est-ce qui se dessine de son être,
Un geste qui lui échappe peut-être,
Une expression, un petit air narquois
Vite réprimé, fait d’on ne sait quoi.

    

Comment savoir pour simplement dire
Ce qui dans sa nature peut séduire,
Ces petits riens qui font tout son charme
Ne dévoilant presque rien de son âme.

Dans la voix d’Anaïs, qu’est-ce qui m’émeut 
A ce point que j’en ai le cœur en feu,        
Un petit trémolo pour le mauvais temps,
Ses longs cheveux vaporeux flottant au vent,
Quelques trilles pour célébrer le printemps :
Belle parenthèse pour un beau moment.
 
Mais la magie a disparu
Et en moi tout s’est confondu, 
Son image s’est estompée
Fondue dans la réalité.

Tout s’est alors brisé

Et le charme est tombé.


Dernières parutions
* Tourner la page --
* La vie couleur -- Le temps des blousses grises --

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25 janvier 2019

Tourner la page

Tourner la page, quel beau pari,
Comme ça, sans vraiment y penser
N’est-ce pas super en vérité,
Ça paraît facile a priori,
Méfiez-vous, rien de plus malaisé,
Rien n’appelle plus de fermeté :
Partir ainsi sans se retourner
En rejetant ce qui a été,
Errer sur les chemins de hasard
Où d’aléas, chacun a sa part.

Mon dieu, pauvres mortels que nous sommes,
Déjà aux temps antiques de Rome
Soumis à la merci des trois Parques
Quand on peinait à prendre ses marques,
Divinités qui tiennent les rênes
Célestes de l’aventure humaine,
Qui tissent les fils de nos destins,
Qui règlent le mal et le bien,
Tout ce qui, ici-bas, nous retient
Et puis, malgré ce qu’il advient,
Restent les êtres qui nous sont chers,
Tous ceux qu’on chérit comme des frères.

Prise entre désirs et innocence
Dans le tourbillon de l’existence,
Se demanderait Valéry, que
Devient maintenant la Jeune Parque ?

Dans ma vie, j’en ai tourné des pages,
J’en ai chassé aussi des mirages
Jusqu’à épuiser toute ma rage
Mais en suis-je devenu plus sage
Pour autant, suis-je plus mûr…

À l’évidence, rien n’est moins sûr. 
Ai-je au moins gardé cette innocence
Que l’on dit héritée de l’enfance ?

Dernières parutions
* La vie couleur -- Le temps des blousses grises --

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