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22 juin 2017

Ami, entends-tu…

Un hommage au Grand Brûle


Le Revermont dans l'Ain

Ami, entends-tu cet écho
Traverser les collines,
Écho de tant de simples mots
Qui montaient de ces ruines.

Ami, entends-tu les cosaques
Qui passent à l’attaque,
Vois-tu alors dans ces villages
Les traces sur ces pauvres visages.
Ami, ressens-tu cette haine
Qui gonfle leurs veines,
Qui sème la peur, le malheur
Là tout au fond de leur cœur.
Ami, entends-tu tous ces cris
Qui ont un jour retenti,
Les flammes déchirant l’air
Dans une chaleur d’enfer.

Ami, souviens-toi du Grand Brûle,
De ce long jour de canicule,
D’un rouge aveuglant  l’horizon,
L’odeur âcre sortant des maisons.

Amis qui montez en Chevalet
Pensez à ce rouge juillet,
Écho d’un temps maudit
Mais à tout jamais banni.

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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 22/06/ 2017  >
<<< sur "le chant des partisans" >>>

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24 mai 2017

Andalousie 2017

Ode à l’Andalousie


Circuit andalou - mai 2017

Ici, s’étale toute la beauté des villes
Fières de leurs palais de Grenade et Séville,
La mosquée de Cordoue, la faille de Ronda,
Des hauts de Mijas aux plages de Malaga.

Ici s’exprime cette tension de la danse,
Des flamencos hiératiques jusqu’à la transe
Malgré l’ambiance, la touffeur d’un air pesant
Qui parcourt rues et cours des quartiers sévillans.

Ici s’affiche la grâce des arabesques
Stylisées, redondantes, des motifs mauresques :  
Le symbolisme précis d’un style aérien
Contre l’arrogance des palais chrétiens.

Autre contraste puisé dans la tradition,
Ancrée dans la pureté d’un ciel de plomb :
La chaleur qui exsude le jour sa torpeur 
Se dilue le soir dans la danse du matador.

Ici sommeille la quiétude des jardins
Dans une eau limpide et la fraîcheur du matin,
Loin du littoral, de ses plages de nudistes,
Où grouille la foule bigarrée des touristes.
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* Voir aussi ma fiche Voyage en Andalousie -

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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 24/05/ 2017  >
<<< Alexandrins en rimes simples >>>

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02 mai 2017

Acrostiche à Claudie

Clin d'œil poétique

Candide tel le héros de Voltaire,
L’allure si gracile et volontaire,
Au fond des yeux une douce lueur,
Un sourire adorable comme un cœur,
De longs cheveux blonds dans l’air voletant
Inondent en vagues ses belles épaules
En un soyeux déroulé ondoyant.

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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 2/05/ 2017  >
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28 février 2017

L’art d’être grand-père

Chère Perryne

Perryne 1

Pour que viennent les lendemains qui chantent
Et pour exaucer toutes tes attentes,
Nous tenons tous deux  à te présenter  
Nos vœux d’heureuse vie, te souhaiter  
Des petits plaisirs et des bons moments,  
Des joies et des sourires à tout instant,
De bonnes et fortes bouffées d’optimisme,  
De petites pincées de romantisme,
Que tu puisses réussir tes études
Et atteindre une grande plénitude,  
De l’amour, des câlins à volonté,
Des amitiés et surtout la santé.

Liste bien sûr non limitative
Soumise ainsi à ton initiative.

Comme le papillon ouvre ses ailes,   Petite
Comme une fleur s’entrouvre après le gel,  
Nous ouvrons tout grand nos bras et nos cœurs
Pour t’offrir nos meilleurs vœux de bonheur,
Pour t’embrasser, te souhaiter un super,  
Oui un gros, un super anniversaire.
Et c’est bien toi qui aujourd’hui, à l’instar
D’une déesse est de cette fête la STAR.

<< Ch. Broussas • Carnon • Mauguio ° © CJB  ° • 28/02 2017  >>

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LE GRAND BRÛLE

       LE GRAND BRÛLE Commémoration

                   

            De Verjon jusqu’à Pressiat,
            Du Poisoux jusqu’à Cuisiat,
            Que de noms gravés dans la pierre
            Rappelant l’horreur de la guerre.

            Autant de noms qui ne parlent guère
            Liés d’abord à un temps de misère,
            Autant de noms  résonnant encore
            En contrepoint au creux des cœurs.

            Des noms nimbés en lettres de feu,
            Comme un rappel d’un temps douloureux,
            Mois souillé,  rougi d’une saison
            Traversée par les destructions,
            De folles  années de déraison
            Consumant ici tant de maisons.

            Ce fut là dans la douceur matinale
            D’une si belle journée estivale
            Que loin semblait-il du fracas des armes,
            Implacablement, se noua le drame
            Qui frappa un sombre jour de juillet,
            Tombant sans pitié comme un couperet.  

            Aujourd’hui, dominant un flanc de la colline
            Dans la douce lumière aux teintes opalines,  
            Planté fièrement  en multiples entrelacs
            En Chevalet, entre Roissiat et Chevignat,
            S’inscrit dans le ciel cet ultime témoignage  
            D’une sauvagerie venue du fond des âges.

            Aujourd’hui, et pour longtemps encore, surgissent,
            Comme autant de  colonnes émergeant des abysses,
            Les masses épurées de ces blocs de pierre
            Offertes dans ce décor comme une prière
            Dans le silence et la sérénité du lieu,
            Une histoire écrite ici en lettres de feu,
            Symbole igné de bâtiments qui s’écroulent,
            Symbole enfin de l’autodafé du Grand Brûle.

            Aujourd’hui, au long du chemin  du Chevalet,
            Quand on est parvenu à la fin du trajet,
            On ne ressent nul ressentiment, nulle haine,
            Même si les cœurs sont encore gros de peine,
            Lorsque les visages deviennent plus sévères
            En se remémorant les malheurs de naguère,
            Venant communier dans ce rappel de l’Histoire
            Pour mieux accomplir le travail de mémoire.

<< Ch. Broussas • Carnon • Mauguio ° © CJB  ° • 28/02 2017  >>

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08 février 2017

Pour la Saint-Valentin 2017

Texte-poème pour la Saint-Valentin

Que n’évoquerais-je la beauté de ton corps,
Rigueur de ton esprit, pureté de ton âme,
Toutes ces qualités qui siéent fort à la femme,
Pour tresser tes lauriers encore et encore.

Nul besoin des beaux artifices des poètes,
Nul recours aux belles callipyges sculptées,
D’images fantasmées de la réalité
Qu’érigent à ta gloire tous nos plus grands esthètes,

Rien de tout cela, en fait, ne me ravit,
Ne peut réellement satisfaire mon cœur,
Et participer tant soit peu à mon bonheur.
Il reste alors cette seconde inoubliable,
Temps suspendu à cette vision indicible
Où soudain, dans toute ta splendeur, je te vis.

<< Ch. Broussas • Carnon • Mauguio ° © CJB  ° • 25/09 2016  >>

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16 janvier 2017

Ode à Carnon

Acrostiche sur le village de Carnon (Hérault)Carnon Le canal

Ô Carnon !

Acrostiche carnonnais, vers hendécasyllabes (11 pieds)

Ceinte aux côtés nord et sud par les eaux,
Ancrée ici tout au long de son lido,
Regardez Carnon sur sa langue de terre,
Nacrée du bleu vert des reflux de la mer ;
Ô, "bateaux ivres" voués aux éléments,
Nautonier berçant doucement ses gréements !

<< Ch. Broussas • Carnon • Mauguio ° © CJB  ° • 25/09 2016  >>

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14 janvier 2017

Il se fait tard ce soir

Mon dieu, comme il se fait tard ce soir.
Tous, si gentils, sont venus me voir,
Grands et petits, tous ces êtres aimés
Avec leurs sourires désolés.

Tout est en ordre désormais,
Je peux enfin partir en paix.
Chaque chose bien à sa place,
Bien rangée dans son espace.

Il faut être très précis
Pour qu’ils n’aient aucun souci.
Je m’endors déjà, serein,
Vraiment, ce soir, je suis bien.

Une chambre simple, un lit douillet,
Le poste de télévision, muet,
Me projette des images insensées

Jusque dans les limbes de mes pensées.
Sur la table un simple bouquet de roses

Exhale ses odeurs ; je me repose.

Le sommeil vient, doucement me guette
Comme une petite mort discrète,

Les images une fois disparues,
Je pars pour un voyage inconnu,
Je n'entends que le bruit de mon cœur,
Trop faible pour conjurer mes peurs.
Il doit se faire bien tard ce soir
Et ainsi, je suis bien dans le noir.

Il faut bien une fin à l’histoire,
Qu’enfin on rejoigne le terroir,
Oui, il se fait vraiment tard ce soir,
Quand s’estompe le dernier espoir ;
Morphée, emporte-moi dans tes bras,
Maintenant, advienne que pourra.

<< Ch. Broussas • Il se fait tard • Feyzin ° © CJB  ° • 14/01/2017  >>

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09 janvier 2017

En guise d’au revoir

Ne dit-on pas que tant qu’on est  vivant dans le cœur
D’un être aimé, on n’est pas tout à fait mort,
Que toujours demeure la petite flamme intime
Qui, tout au tréfonds de l’âme, nous anime.
Pour une rose

Cette petite flamme, nous la portons en nous
Pour qu’elle nous renvoie sa part de mystère
À travers ce lien qui nous rattache à la terre
Quand nous implorons le ciel à genoux.
 
Cette connivence comme disait René Char,
Est tissée des joies, des peines partagées,
Quand tant de souvenirs emplissent une mémoire
Pleine de tant d’images de l’être aimé.

Après la sidération de la séparation,
Naît un temps de  doutes et d’interrogations,
Vient le temps mêlé qui a imprimé sa trace,
Vient le temps des « qu’aurait-il fait à ma place ? »

Comme a écrit René Char à la mort de Camus, son ami,
Encore tout imprégné du poids de son absence :
 « Avec celui qui n’est plus, celui qui est parti,
Nous ne pouvons plus parler, mais non, ce n’est pas le silence. »

       

<< Ch. Broussas • En guise d'au revoir • Feyzin ° © CJB  ° • 09/01/2017  >>

 

Salut René,

Que dire maintenant de cet inéluctable
Qui rejoint le domaine de l’indicible ?
Si peu qui puisse aider, conjurer le sort.
Mais je sais bien en tout cas que tu resteras
À tout jamais dans nos pensées, cher à nos cœurs,
Jusqu’à ce jour fatal où on se reverra.

Ce petit poème à sa mémoire.

au revoir

<< Ch. Broussas • Salut René • Feyzin ° © CJB  ° • 09/01/2017  >>

 

 

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29 décembre 2016

Le grand départ

Pour celui qui est parti
Lettre à un enfant

LumièresA toi, désemparé, qui as perdu un être si cher,
Rappelle-toi seulement vos plus beaux souvenirs,
Rejette les maux de la tristesse et des chimères,
Ressens sa présence pour les temps à venir.

Il a entamé un autre parcours, nouveau prélude
Qui est pour toi le signe d'une présence discrète,
Offre lui ainsi ces mots comme une intime fête
Qui sont gage de sérénité et de quiétude.

Maintenant, il est devenu comme un ange,
Un ange gardien bienveillant qui peut guider tes pas,
Invisible mais ô combien présent dans tes songes,
Que tu pourras toujours consulter et écouter tout bas.

            Orchidées

Il est là quelque part, inaccessible à nos pauvres sens,
Protégeant tous ceux qu'il aime de son aile immense,
Attentif à toujours manifester ici ou là sa présence,
malgré le manque qui persiste, le poids de l'absence.

Tends bien l'oreille, écoute bien cet ultime message
D'espoir qu'il t'envoie, ces mots qui viennent d'un sage,
Reçois son mystère, démêles-en bien les signes,
Prends-en toute la mesure pour en être vraiment digne.

Contemple bien ce symbole de joie qui frissonne en s'élevant
Lentement jusqu'au zénith, qui a tant à t’offrir,
Cette petite flamme si fragile qui t'entraîne tendrement
Sur le chemin de la vie pour toujours te voir sourire.

       

<< Ch. Broussas • Le grand départ • Feyzin ° © CJB  ° • 30/12/2016  >>

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